Archives mensuelles : janvier 2012

Préprogramme « 2012 sur la ZAD : fin du monde de l’aéroport … ». Un agenda des actions/projets à venir, réalisé par des occupant-e-s de la ZAD

  • Fin février : cycle de projections autour de « luttes collectives contre des projets d’aménagement des villes et des vies » dans les villages alentours.
  • Du 5 au 10 mars : Substantifique moëlle : occuper l’espace, partager la terre et transformer la ville. Semaine de rencontres inter-luttes, inter-squats autour de l’espace, pour densifier l’archipel des différents lieux autogérés, faire converger les individus et les groupes, articuler les luttes et les espaces de liberté avec au programme des journées : discussions, ateliers et plus si offensivité. Pour le moment les thématiques sont :
    - Urbanisation et villes invivables
    - Luttes rurales et propriété collective
    - Expulsions, répression, faire face à l’Etat
    - Circuler dans un espace segmenté et contrôlé/migration et nomadisme Tout atelier, apport de matériel ou idées complètement géniales sont les bienvenues ! L’accueil se fera dans divers lieux habités de la ZAD et à partir du 4 mars aux Planchettes.

- Du 9 au 11 mars : Rencontres « convergences des luttes contre l’artificialisation des terres » invitation à tous les collectifs en lutte en France contre des projets destructeurs de terres (étalement urbain, LGV, THT, autoroutes, aéroport, zones industrielles et commerciales. …)

- 15 mars : Fin de la trêve hivernale, risque d’expulsabilité accrue de plusieurs lieux occupés sur la ZAD ?….

- Samedi 24 mars : Manifestation à Nantes pour l’arrêt immédiat de l’aéroport !

- Du 2 au 7 avril : Semaine artistique (concerts, ateliers, peintures, poésies, marionnettes). Si vous avez des bonnes idées, des pratiques, des arts, des passions que vous voulez partager n’hésitez pas ! Ce sera l’occasion de partager et d’apprendre des pratiques comme la sérigraphie, …autour d’ateliers musique, concerts ou autres.

- Du 9 au 15 avril : Semaine d’échanges et de partages de savoirs. Partage et apprentissage de savoirs et savoirs-faire : venez avec ce que vous savez et ignorez !

A venir un jour ou l’autre : Manifestation de réoccupation ! à l’appel de Reclaim The Fields (réseau de paysan-e-s en lutte et pas seulement..) et d’occupant-e-s de la ZAD. Rendez-vous le 4ème samedi après une expulsion fourches,poutres et outils en mains pour re-semer, reconstruire. Contre l’aéroport et son monde ! Appel, tracts, affiches sur www.reclaimthezad.potager.org ou sur le site de la ZAD Contact : reclaimthezad@riseup.net

Les expulsions sur la zone du projet d’aéroport de NDDL se rapprochent ! Préparons-nous pour une résistance active et déterminée !

Un article de ouest torche paru aujourd’hui (le 22/01) mentionne le fait que le juge des expropriations va passer sur la ZAD ce mardi 24/01 pour signifier aux propriétaires, qui ont résisté aux négociations à l’amiable, leur prochaine expulsion.

Un rassemblement de soutien est prévu à cette occasion à partir de 9h30 à Notre Dame des Landes le 24/01 (voir en bas de l’article). Nous rejoignons cet appel, avec la conviction forte que, par notre nombre et notre rage, nous pourrons stopper ces procédures et le projet d’aéroport de NDDL !

Nous ne pouvons que nous battre avec détermination contre ces prochaines expropriations, qui visent à vider une zone de 2000 hectares de toute sa vie paysanne et rurale et à saper toute la résistance qui pourrait s’y mener et qui s’y mène !

Le bétonnage de ces terres agricoles ne se fera pas si nous savons résister à cette première vague d’expulsions, et signifions aux autorités que leur aménagement du territoire est contraire à notre droit à l’auto-détermination de vivre sur un territoire comme nous l’entendons !

N’oublions pas que l’aéroport de NDDL ne bétonnera pas seulement 2000 hectares, mais qu’il augmentera l’urbanisation du 44 et de tout le grand ouest de la France.

A l’heure où l’équivalent d’un département français disparait sous le béton tous les cinq ans, soit l’équivalent de la Bretagne en 20 ans, et que notre autonomie alimentaire est de plus en plus menacé, cela ne peut que nous renforcer à résister vivement contre le projet d’aéroport de NDDL !

Toute une biodiversité et un bocage unique en France disparaitrait par ce projet ! L’hypocrisie du développement durable qui permet de détruire de nombreux écosystèmes en le cautionnant par des mesurettes grotesques de greenwashing doit cesser !

Préparons-nous à la résistance contre ces expulsions imminentes ! Contre ce projet inutile et dangereux, nous lutterons avec joie et rage !

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

N.B: les propriétaires ne sont pas les seul-e-s à être concerné-e-s. Ainsi les occupant-e-s de la ZAD, venu-e-s s’installer sur la ZAD pour soutenir la résistance, seront pour la plupart concerné-e-s plus rapidement par les expulsions. Nous ne pouvons que les soutenir et appeler à défendre les lieux qu’ils occupent ! Voir leur appel ici :

http://zad.nadir.org/spip.php?article166

L’appel au rassemblement de soutien aux propriétaires expulsables, vu sur l’agenda de l’ACIPA :

Mardi, 24 janvier à partir de 09:30
 Solidarité avec les propriétaires qui refusent de vendre à Vinci
Lieu : Notre-Dame-des-Landes – L’Epine (plan)
Description :
L’ACIPA appelle à une présence de solidarité avec les propriétaires qui ont refusé la vente à l’amiable de leurs terrains, à l’occasion du déplacement sur place du juge aux expropriations, le mardi 24 janvier.
Rendez-vous à 9h30 à la sortie du village de l’Epine, route de la Paquelais (D42) en venant de Notre-Dame-des-Landes, à côté des containers de tri sélectif, à gauche de la route.
Le lien vers l’article de ouest torche :

Avis de tempête sur la ZAD ? Un point de situation sur les expulsions par des occupant-e-s de la ZAD

Le site des occupant-e-s de la ZAD : http://zad.nadir.org/

situation sur la ZAD, risques d’expulsions rapides?

Depuis les rendus des procès en septembre et octobre, la situation semblait claire :

les maisons dépendant de la juridiction de Nantes ayant présenté une défense (Rosier, Sècherie, La Saulce) bénéficient d’un délai jusqu’à novembre, celles ne s’étant pas défendu (Saint-Jean du Tertre, Le Pré Failli, La Préfaillite) sont expulsables depuis le 9 janvier
les maisons dépendant de la juridiction de Saint-Nazaire (les Planchettes, Bel Air, la Gaité, le Tertre) bénéficient en revanche, de la trêve hivernale (jusqu’au 15 mars). Le juge a reconnu l’absence de voie de fait et constaté que « [les immeubles] et ses occupants ne sont pas en péril et [que les biens] ne sont pas destinés à un usage immédiat ».
Quant aux terrains occupés sans maisons cadastrées, aucune procédure n’est en cours, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas menacés d’expulsion !

Cependant, depuis début janvier 2012, la pression monte : passage d’hélicoptères, rotations incessantes de patrouilles policières et même une brigade de « gestion de situation de crise »!!!
Pire, les huissiers sont passés aux Planchettes, à Bel Air, à la Gaité et au Tertre pour signifier le commandement de quitter les lieux, « si nécessaire avec l’assistance de la Force Publique, d’un serrurier et d’un déménageur »
De ce fait notre petite victoire juridique (il est très rare qu’un juge accorde la trêve d’hiver à des squatteurs) semble être remise en question. Ce passage d’huissiers ne tient absolument pas compte de la trêve accordée. Il est à craindre que la Préfecture, sans doute sous la pression d’AGO, bafoue également le rendu du juge en participant aux expulsions avant mars, ce qui serait de fait illégal.

Nous vous invitons à contacter la Préfecture pour les rappeler à l’ordre (ah! ah!) au 02 40 21 20 40.

En l’absence de certitudes sur la date des expulsions nous nous tenons prêt-es à tout et vous invitons à faire de même. Nous lancerons un appel à soutien le moment venu et votre aide, sur la ZAD ou ailleurs, sera bienvenue et précieuse!
Et puis pendant ce temps, la vie continue sur la ZAD, n’hésitez pas à passer nous voir, pour nous rencontrer et mieux connaître le terrain.

Contre l’aéroport et son monde : solidarité active !!!

Solidarité avec les inculpé-e-s anti-aéroport du 1er Décembre ! Soyons présent-e-s au procès du 13 février !

Nous relayons cet appel du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport, dont des membres du Collectif de Lutte Contre l’Aéroport de NDDL font partie (avec d’autres orgas comme le CNCA, des occupant-e-s de la ZAD, des membres du CODELIB… et des individus remonté-e-s comme nous tous/toutes) :

Voici la version finale du tract du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport. Un tract avec plus de détails sur la journée du 13, vous sera aussi bientôt communiqué. Restez à l’affût sur le blog du comité. Un report du procès est aussi possible.

ILS VEULENT ÉCRASER LA LUTTE PAR LA RÉPRESSION
Le 20 octobre en Loire-Atlantique, une cinquantaine d’opposant.e.s à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestaient devant les locaux de Vinci à Couëron.

Après avoir distribué des tracts et tenté de discuter avec les employé.e.s, du fumier a été déversé sur le perron et des œufs  remplis de peinture lancés contre la façade.
Ils-elles voulaient dénoncer la destruction des terres agricoles et des habitations, au détriment de l’intérêt collectif, et interpeller Vinci, principal bénéficiaire de ce projet insensé.
A la suite d’une plainte de Vinci, 7 personnes ont été arrêtées à Couëron et Chauvé (Loire-Atlantique).
Alors qu’une simple convocation aurait suffi pour les interroger, ce sont plus de 15 véhicules de gendarmerie et de police qui débarquent sur les lieux, prêts à défoncer portes et fenêtres.
Au cours des interrogatoires, 2 jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d’identification de tatouages. Sur les terres occupées par les opposant-e-s à l’aéroport de Notre-dame-des-Landes, 27 véhicules et un hélicoptère sont venus en force pour rechercher d’autres participant-e-s à l’action.
En fin de journée, 5 paysan-ne-s sont inculpé-e-s de « dégradations commises en réunion » et de « refus de prélèvements d’ADN ». La date du procès est fixée au 13 février 2012.
On constate qu’il y a une volonté de saper la mobilisation paysanne et d’intimider les militant-e-s qui se sont engagé-e-s dans cette lutte.
Cette rafle du 1er décembre n’est que la poursuite d’un acharnement policier contre les opposant-e-s à l’aéroport.  D’autres procès sont à venir : pour l’occupation du square Mercoeur à Nantes, le départ de la tracto-vélo et l’action contre la caravane du PS, etc.
La lutte contre l’aéroport n’est qu’un exemple, la répression frappe partout dans l’hexagone : les Conti à Clairoix, les anti-nucléaires à Valognes, les sans-papiers à Calais et à Paris, les faucheurs d’OGM à Colmar.
Alors que les multinationales ne cessent d’accumuler les profits, avec l’aide des politicien-ne-s qui imposent l’austérité et leur désastreuse politique d’aménagement du territoire, la police et la justice intimident et cherchent à casser toute tentative de protestation, de refus ou de résistance.
Soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport !
Soyons présent-e-s au procès du 13 février !
Le procès pouvant être reporté, tenez-vous au courant sur le blog : http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/  

contact : csia@riseup.net
Le comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport

Le tract en version PDF pour impression et diffusion :

tract

Solidarité avec les inculpé-e-s de Valognes !

Valognes – Cherbourg : Départ immédiat!

Nous nous sommes croisés du coté de Valognes, par un matin brumeux de novembre. Retrouvons-nous le mardi 31 janvier 2012 à 8h30 à Cherbourg pour soutenir les personnes poursuivies.

Le 23 novembre dernier, une action massive contre le train de déchets nucléaires “CASTOR” a permis d’imposer ce qu’on peut appeler pudiquement des “interférences” dans les plans bien huilés d’Areva, et la communication lénifiante de l’Etat. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu des centaines de personnes s’attaquer directement à l’un des maillons de l’industrie nucléaire, usant pour cela de tous les moyens nécessaires. Comme cet affront ne pouvait rester impuni et que les flics furent bien trop débordés, ce jour-là, pour pouvoir identifier l’auteur de quoi que ce soit, le parquet de Cherbourg se donne le ridicule de poursuivre les quelques camarades qu’il avait réussi à se mettre sous la dent alors, sous des prétextes futiles. Et puisque l’on n’a au fond rien à leur reprocher, on leur invente des délits fumeux. A l’un, on tente justement de coller la détention d’un fumigène qu’il n’a jamais brandi, mais que les gendarmes ont, eux, bel et bien ramassé dans un taillis. L’autre, que l’on n’a pas pu raisonnablement accuser d’avoir incendié un camion logistique des CRS, se voit au moins reprocher d’avoir ramassé une cannette à proximité. Une vague intrusion sur les voies, qui ne serait jamais advenue si les gendarmes mobiles n’y avaient pas détenu la camarade pendant des heures, des détentions d’armes de 6ème catégorie (un opinel tout de même!) dans des voitures de gens qui n’étaient même pas encore arrivés au rassemblement… Tout cela ne devrait donner lieu qu’à un grand éclat de rire, mais le parquet de Cherbourg en a décidé autrement : il y aura donc deux jours de procès, les 31 janvier et 7 février.

Nous qui étions à Valognes le 23 novembre savons bien que ce que nous avons fait ce jour-là est en fait le minimum de ce que nous devons à Areva et aux nucléocrates, et que ce n’est que le début du règlement des comptes. Il importe au plus haut point, dans le souci des développements futurs, de ne laisser personne sur le bord du chemin. Il est crucial de soutenir les 6 personnes inculpées.

Venez donc prendre le petit-dej’ ensemble le mardi matin 31 janvier dès 8h30 devant le tribunal de grande instance de Cherbourg (15, rue des Tribunaux) et participer à notre grand jeu-concours de découpe de rail à la scie à métaux. Le ou la plus rapide gagnera un vin chaud!

Si vous ne pouvez pas venir ce jour-là, placez des banderoles sur les gares, devant les tribunaux ou chez les nucléaristes de chez vous, faites des inscriptions, marquez votre solidarité.

N’hésitez surtout pas à faire savoir autour de vous que, nos caisses étant vides, tout l’argent nécessaire à couvrir les suites judiciaires de Valognes reste encore à trouver, ou contribuez directement par chèque à l’ordre de :

APSAJ-Valognes
Association Pour la Solidarité et l’Aide Juridique
6 cours des Alliés
35000 Rennes
IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207
CODE BIC : CCOPFRPPXXX

A tout de suite, donc,

Le collectif Valognes Stop Castor

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

Le journal des occupant-e-s de la ZAD, le numéro 4 de lèse béton

Nous relayons la publication du numéro 4 du journal lèse béton, le journal des occupant-e-s de la ZAD.

Le numéro 4 en PDF : lese-beton4-cleaned

Au sommaire de ce numéro :

- Edito
- Le Kärcher médiatique
- Nous ne voulons pas de leur désert
- C’est arrivé près de chez nous
- Nos plus belles ordures ne sont pas dans nos poubelles
- Atomes crochus : Vinci et le nucléaire
- L’élection qui vient
- Expulsé.e.s de tous les pays

Les anciens numéros du journal lèse béton dispo. ici :

http://wp.me/P1hwU8-hJ

Les occupant-e-s de la ZAD ont aussi édité une brochure de présentation de la lutte dispo ici :

http://zad.nadir.org/spip.php?article156

Le fichier en PDF : petit_tour_lutte-fr-cleaned

Le site des occupant-e-s de la ZAD :

http://zad.nadir.org/

Soyons solidaires face à la répression ! Appel à la constitution d’un collectif anti-répression sur Nantes et sa région.

Première réunion le 9 Janvier à 20h00 à B17 (Nantes)

Durant les échanges effectués entre les militant-e-s qui soutiennent les inculpé-e-s du 1er Décembre et/ou qui se sentent révoltés par la répression galopante qui s’abat sur toute voix contestataire dans Nantes et ses alentours, il a été évoqué la nécessité de créer un collectif anti-répression sur Nantes.

En effet, depuis quelques mois, la répression sur le 44 prend une ampleur qui parvient à faire trembler certain-e-s militant-e-s et à réduire ainsi la liberté d’expression et d’action de pas mal d’entre nous.

Nous ne pouvions rester inactifs face à ce terrorisme d’état, bien accompagné par les collectivités locales !

Suite au rassemblement de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre (devant le local de Vinci), une date de réunion pour concrétiser cette idée de collectif anti-répression a été fixée. Un seul principe fondamental de lien de la répression avec une critique du système capitaliste et étatique, s’est dégagé dans la discussion. Il nous apparait en effet important de ne pas omettre le fait que la répression est une arme de peur, pensée et executée par l’Etat afin de réprimer toute voix/voie dissidente, violente ou non-violente, au pouvoir hiérachique et à la poursuite du profit. Nos vies ne doivent pas être régies par les intérêts des multinationales et du pouvoir, mais au contraire par nos propres intérêts collectifs et individuels !

Ne pas lier critique de la répression et critique de l’autorité et du capital serait nous priver de toute possibilité d’en finir une fois pour toutes avec les lois liberticides, et par là-même avec les raisons de leur existence.

Cependant, la répression, bien que ces causes profondes soient politiques, ne prive pas seulement de liberté ceux/celles qui militent. Ainsi, la société actuelle par son individualisation des rapports sociaux, par l’accroissement des inégalités, par la réduction de l’accès aux droits fondamentaux, par la destruction de toute pensée collective ou toute tentative d’autogestion, crée chez de nombreux/ses personnes des angoisses, des frustrations, des envies viscérales de crever l’abcès qui s’expriment parfois par des actes considérées comme délictueux ou criminels. A qui la faute ?! Si ce n’est au capital/Etat qui fixe ces limites et pénalise quiconque les enfreint, et qui par la même occasion créer les situations qui génèrent ces “transgressions” !

C’est pourquoi nous ne pouvons être que solidaires avec tous les cas de répression !

Face à la montée du terrorisme d’Etat dans le monde, en France, et nous concernant plus particulièrement sur la région de Nantes, nous devons nous organiser ensemble pour que la peur change de camp !

Cette réunion anti-répression, ainsi que les autres qui suivraient, aurait pour buts, car rien n’est fixé :

-de recenser tous les cas de répression dans la région de Nantes

-d’élaborer des réponses collectives à ces cas de répression et/ou d’aider une réponse individuelle de l’inculpé-e, notamment par la création d’un collectif anti-répression sur la région de Nantes.

-d’échanger autour de la répression, de son évolution et de ses caractères locaux, nationaux et internationaux.

-d’élargir le champ de la critique de la répression à ses causes, que sont la volonté commune du capital et de l’Etat de ne pas être remis en cause dans ses dynamiques autoritaires et destructrices de l’environnement, de l’autonomie collective/individuelle….

-de réfléchir aux différents moyens de lutte face à cette répression galopante (actions, manifestations, concerts…)

-…

Nous vous appelons donc à une réunion le lundi 9 janvier 2011 à 20h à B17 (17, rue Paul Bellamy) pour discuter avec joie et rage de l’anti-répression !

Face au terrorisme d’état, nous ne céderons pas ! Solidarité dans tous/toutes nos combats !

Des membres du comité de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre et d’autres militant-e-s.

L’appel en format PDF :

Appel réunion anti-rèp région nantaise le 9-01

Communiqué du comité de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre lu devant le siège de Vinci à Couëron, le 15/12/11…

…lors d’un rassemblement de soutien aux inculpé-e-s.

Face à la métropolisation du territoire entre Nantes et Saint-Nazaire, et alors que le schéma de cohérence territoriale prévoit l’urbanisation de tous les alentours des bourgs en transformant des terres agricoles en terrain constructible, nous tenons à affirmer notre désaccord avec cette politique.

Ainsi, selon l’INSEE, le bétonnage actuel du territoire a déjà engendré la perte de plus 15000 ha de terres entre l’année 1995 et 2003, dont plus de la moitié de terres agricoles.

Tandis qu’un projet d’aménagement du teritoire au simple niveau de la communauté de communes d’erdres et gesvres (territoire où s’implanterait l’aéroport de NDDL) prévoit l’artificialisation de plus de 15000 ha de terres agricoles en 50 ans. Et ce sur les 35 000 ha de terres agricoles que comptent actuellement la CCEG !*

Nous vous laissons effectuer la recherche du nombre de terres agricoles qui disparaitront sur tout le 44 d’ici 50 ans, grâce à leur projets mégalos de dévellopement économique.

Les enquêtes publiques et autre forme de démocratie participative nous apparaissent comme étant une véritable hypocrisie. Sous prétexte de consultation de la population, les autorités tentent de nous faire avaler des décisions d’aménagement du territoire déjà arrêtés, et qui ne sont ensuite modifiés que pour mieux les esthétiser.

C’est, entre autre, pour ces raisons que nous avons décidé de nous rendre au siège de Vinci le 20 octobre en manifestation. Du fumier et des oeufs de peinture ont alors été lancés sur la facade de Vinci, afin de dénoncer ce cynisme de la consultation citoyenne qui cache une véritable recherche de prestige et de profit . Une occupation militante du siège de cette multinationale a aussi été effectué pour distribuer des tracts aux employé-e-s de cette dernière, et discuter avec les employé-e-s de leur participation directe/indirecte à ces projets destructeurs.

Suite à une plainte de Vinci concernant cette manifestation, 6 opposants-es ont été raflés et placés en garde à vue le Jeudi 1er Décembre à partir de 6h du matin. La plainte concerne la dégradation extérieure du local devant lequel nous nous trouvons. Le simple jet d’œufs de peinture et de fumier sur les vitres aurait ainsi irrité cette multinationale aux mains sales (pléonasme?).

Rappelons tout de même, que Vinci, qui se place en victime, est leader mondial de la construction, et que leur chiffre d’affaires s’élève à 34,8 milliards d’euros en 2010.

De plus, Vinci occasionne des dégâts considérablessur l’environnement, sur la santé de ses ouvrier-ères, sur la vie de nos campagnes par le bétonnage à grande échelle… et cela ne devrait pas nous irriter ?

Combien coûte la misère qui en découle ? A combien chiffrent-ils les vies sacrifiées d’opposants-es à leurs projets mégalos que ce soit en Russie contre le projet d’autoroute à Khimki ou encore au Niger contre les mines d’uranium.

Les autorités publiques ont choisi de défendre les intérêts de Vinci en déployant des moyens qui s’apparentent à un véritable terrorisme d’état; comme le prouve l’ampleur de cette opération de répression, ainsi que les multiples arrestations en série qui se déroulent dans le 44 depuis quelques mois.

Alors qu’une simple convocation suffisait pour interroger les personnes arrêtées, ce ne sont pas moins que 43 véhicules de police et de gendarmerie qui ont été mobilisé (2 cars, des fourgons, des voitures de la BAC et un hélicoptère). La brigade d’intervention de Nantes était prête à défoncer au bélier la porte d’une famille pour arrêter le fils de 22 ans, ou casser un carreau pour entrer en force chez des militants ayant une implication politique publique de longue date.

Au cours des interrogatoires deux jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d’identification de tatouages (!), et certaines personnes arrêtés ont été poursuivi pour refus de prélèvement d’ADN. Prélèvement qui sert avant tout à ficher toute personne contestant la politique des autorités.

Pour une simple action de barbouillage de fenêtres, les inculpé-es ont reçu la menace d’effectuer de la détention préventive jusqu’à la date du procès, le 13 Février 2012, s’ils ne reconnaissaient pas les faits. Cette méthode d’intimidation et d’extorsion d’aveux n’a rien à envier aux régimes autoritaires.

Enfin, pourquoi n’avoir arrêté que des paysan-ne-s, alors que les participant-e-s venaient de toute l’agglomération nantaise et de ses environs. Les autorités chercheraient-elles à saper le possible appui logistique, politique et humain des paysan-ne-s à cette lutte ?

Nous, militant-e-s du comité de soutien aux personnes inculpé-e-s, avons donc décidé de dénoncer publiquement cette arrestation et la gravité des accusations, en retournant sur ces lieux et en vous y invitant.

Par ce rassemblement, nous souhaitons aussi montrer à Vinci et aux autorités locales que nous n’acceptons pas leur tactique d’intimidation !

De plus, nous, comité de soutien aux personnes arrêtées le 1er décembre, sommes conscients que cette rafle, ainsi que les prochains procès visant d’autres opposants et opposantes à l’aéroport, ne font qu’illustrer localement une politique répressive hexagonale:

procès à Paris début janvier de six personnes solidaires des sans-papier

arrestation le 15 nov. et détention préventive de 4 Toulousains soupçonnés de dégradations au siège de la PJJ contre l’enfermement des mineurs.

procès de six antinucléaires à Cherbourg pour la tentative d’arrêt du train Castor le 23 nov.

violences policières à Nantes contre l’ouverture d’une Maison des Chômeurs le 19 nov.

garde à vue de 47 personnes et inculpation de X personnes à Poitiers le 23 nov.

Alors que les mesures d’austérité annoncées ces dernières semaines promettent une vie de plus en plus dure aux pauvres, la police et la justice servent à intimider et casser toute tentative collective de protestation, de refus et de résistance. Cette police et cette justice de classe imposent la tolérance zéro aux réfractaires, alors que les riches et les puissants mènent la société à l’impasse.

Nous ne cesserons de dénoncer la collusion entre les intérêts privés et politiciens, et ce au détriment de l’intérêt collectif ! Nous continuerons à lutter contre le bétonnage des terres agricoles, la destruction de nos espaces de vies, l’urbanisation à outrance et contre le projet d’aéroport de NDDL.

Ne les laissons plus décider de nos vies! Vinci, autres multinationales et les décideurs mégalos doivent sans cesse entendre parler de nous ! Il n’est jamais trop tard pour entrer en résistance !

Le comité de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre, ce 15/12/2011.

* Cf la propagande du conseil général 44 sur ce projet d’aménagement de la CCEG. Sous prétexte de préservation de terres agricoles sur 50 ans (19000ha), l’on s’autorise à en bétonner environ 15000ha, mais cela le conseil général ne va pas le signifier quand même…

Des photos du rassemblement où était présent une cinquantaine de militant-e-s, bien surveillé par la flicaille et les Rgs (de plus, 3 cars de gendarmes mobiles étaient présents, et des contrôles d’identité avec menaces ont été effectués sur quasiment toutes les personnes qui se rendaient sur le lieu) :

Une vidéo de la lecture du communiqué :

http://bambuser.com/channel/nantes/broadcast/2214211

Court article sur le rassemblement par presse torche :

Une action de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre effectuée à Guingamp la veille du rassemblement :

C’est par un communiqué que des opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes ont annoncé l’action qu’ils auraient entreprise la nuit dernière. « La nuit dernière, des filiales du groupe Vinci de Guingamp, Morlaix et Ploufragan ont été cadenassées symboliquement et du fumier y a été déposé en soutien aux inculpés de Notre-Dame-des-Landes. Il est impossible de ne pas réagir suite à la « rafle » de six opposants (es) à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 1er décembre. »

Source : Ouest France – 15/12/11

Notre-Dame-des-Landes : mise au point sur l’appel à réoccuper en cas d’expulsion

Vu sur Indymedia Nantes, une précision d’occupant-e-s de la ZAD et de militant-e-s de reclaim the fieds à propos de l’appel à la manif de réoccupation en cas d’expulsion :

Cet été, Vinci lançait des procédures d’expulsion contre une dizaine de maisons et espaces de résistances installé-e-s sur la zone (ZAD) sur laquelle ils espèrent construire l’aéroport. Afin de signifier clairement qu’ils ne nous feraient pas lâcher de terrain, nous lancions en septembre un appel à date ouverte à une manifestation massive de réoccupation en cas d’expulsion. Depuis, les jugements des procès à Nantes et Saint-Nazaire ont laissé des délais variés aux espaces concernés : entre 2 mois et 1 an. Théoriquement, certains pourraient donc être menacées dès le 15 janvier. Nous ne pouvons présumer de ce que sera la tactique et temporalité des Vinci, Ayrault, préfectures et consorts pour dégager la zone et “passer les opposants au karshër”* (*comme le demandait finement Auxette, président de région PS, au préfet), mais nous voulons rappeler que l’appel à réoccuper en masse court toujours et que nous nous y préparons activement.

Cet appel à réinstaller un espace collectif d’organisation sur la zone ne doit pas signifier que la lutte contre l’aéroport entre aujourd’hui dans une phase d’attente défensive. Les actions se poursuivent cet automne (tractovélo, dépiquetages, rassemblements, péages gratuits et “visites” de locaux et de chantiers Vinci ailleurs en France…) et des initiatives larges et manifestations hors de la zone s’annoncent pour les mois à venir. Alors que les partis éligibles sont de toute façon d’accord pour l’aéroport, il est primordial, en cette période électorale, de montrer que nous pouvons gagner dans la rue et sur la zone menacée.

Face au mouvement, la machine répressive s’emballe avec des arrestations et inculpations systématiques sur les diverses actions et manifestations publiques. Des expéditions avec des dizaines de gendarmes sont menées pour venir chercher les opposants dans les bourgs alentours et sur la zone menacée. Une série de procès est annoncée de janvier à mars. Il est nécessaire, dans ce contexte, de montrer une solidarité à une échelle large et de ne les laisser isoler personne.

## En ce qui concerne la manifestation de réoccupation : Le signal sera lancé depuis la zad suite à des expulsions des habitats et espaces d’organisation actuellement menacés. La date exacte de la manifestation sera alors spécifiée par communiqués, affiches et tracts et sur les sites de la zad et reclaim the fields. Nous vous invitons à contribuer à leur diffusion le plus largement possible et à organiser des soirées d’infos et des déplacements groupés. Une assemblée publique sera convoquée rapidement autour de Nantes pour faire le point sur la manif et les autres réactions possibles. Au-delà d’une manifestation, il s’agit avant tout d’une action collective qui gagnera en puissance avec une présence longue et active du plus grand nombre de personnes possibles. Prévoir la journée et plus pour maintenir l’occupation, continuer les constructions, et en faire émerger des idées pour la suite. Tou-te-s ceux et celles qui le peuvent sont invité-e-s à arriver dès la veille. Un espace de campement et de rassemblement sera proposé. La manifestation de réoccupation sera convoquée à 11H, le 4eme samedi après les expulsions. On invite à y amener des outils divers et variés, des bleus (ou vert on est pas sectaires) de travail, des instruments de musique, des sandwiches et de la détermination. On appelle aussi dès maintenant à des soirées de soutien en vue de récolter un peu de sous pour la mise en place de cette action.

Pour plus d’infos guettez http://zad.nadir.org/http://www.reclaimthefields.org/fr

A bientôt dans les rues et les champs.

Des occupant-e-s de la zad + Reclaim The fields

Soutenons les inculpé-e-s du 1er décembre ! Préparons la mobilisation jusqu’à leur procès du 13 février !

Invitation à une réunion de préparation de la mobilisation de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre, le mercredi 04/01 à 20h30 à B17 à Nantes.

Le 1er décembre dernier, six personnes furent raflés lors d’une vaste opération de répression policière. Une comparution a alors été remise à cinq d’entre eux/elles, pour un procès qui se tiendra le 13 février, à 14h, au tribunal de Nantes.

Les inculpé-e-s devront ainsi comparaitre le 13 février pour dégradation en bande organisée (sic) et refus de prélèvement ADN .

La plainte à l’origine de ces arrestations émane de Vinci et fait suite à une manifestation devant un de ses sièges, où des tracts ont été distribués aux employé-e-s. Et où par la suite, du fumier et des oeufs de peinture ont été lancés sur la façade, afin de dénoncer le cynisme de la consultation citoyenne à propos du projet d’aéroport de NDDL et d’autres projets. Cynisme qui cache une véritable recherche de prestige et de profit au mépris de l’intérêt collectif !

Ce barbouillage de fenêtres a alors entrainé le 1er décembre : une mobilisation de plus de 300 gendarmes afin d’arrêter une dizaine de militant-e-s, des menaces de détention préventive et des inculpations à la mesure de l’ampleur terroriste des actes reprochés (sic).

Pour plus de détails sur les raisons de cette manifestation, sur la nature violente de la rafle…se référer au communiqué lu par le comité de soutien aux inculpé-e-s, le jeudi 15/12, devant le siège de Vinci : http://wp.me/p1hwU8-qU

Ces arrestations, et le procès qui se tiendra le 13 février, émanent d’une volonté claire des autorités publiques et de Vinci de bailloner toute contestation de leurs projets de bétonnage du territoire.

Les autorités publiques choisissent ainsi de défendre les intérêts de Vinci en déployant des moyens de répression dignes d’opération anti-terroristes ! La collusion des intérêts entre le privé et le public devient de plus en plus flagrante, comme le prouve l’ampleur de cette opération de répression, ainsi que les multiples arrestations en série qui se déroulent dans le 44 depuis quelques mois.

Parce que les inculpé-e-s ont besoin de notre soutien, et que nous souhaitons montrer à Vinci et aux autorités que leur répression ne fait que nous renforcer dans notre détermination à ne rien lâcher, nous vous invitons à une réunion de préparation de la mobilisation de soutien aux inculpé-e-s pour le procès du 13 février.

Cette réunion aura lieu :

Le mercredi 4 Janvier à 20h30 à B17 (Nantes, 17 rue Paul Bellamy)

Montrons-leur que la gestion de notre territoire et de vos vies nous appartiennent !

Démontrons notre soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre, et préparons ensemble la contre-offensive !

Soyons plus déterminé-e-s que jamais à lutter contre le projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes et contre toute l’urbanisation qui détruit nos vies et nos capacités d’autonomie !N’attendons pas qu’il soit trop tard !

La peur doit changer de camp !

Le comité de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre.

L’appel en format PDF :

Appel à une réunion de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre et à la préparation de la mobilisation jusqu’à leur procès du 13 février